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Comment financer les retraites ? Face à Bayrou, le Medef veut parler "capitalisation" et "fiscalité"
information fournie par Boursorama avec Media Services 07/01/2025 à 12:24

Face à un système qu'il considère à "bout de souffle", Patrick Martin plaide pour aller plus loin qu'un "simple rafistolage".

Le président du Medef, Patrick Martin, à Rabat, le 29 octobre 2024 ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Le président du Medef, Patrick Martin, à Rabat, le 29 octobre 2024 ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Après un entretien avec François Bayrou mardi 7 janvier, le président du Medef Patrick Martin a dit vouloir élargir la discussion envisagée sur les retraites au "financement de la protection sociale" par de la "capitalisation" ou de la "fiscalité".

"Saisissons cette opportunité (d'une discussion sur les retraites, ndlr) pour aller très au-delà d'un simple rafistolage de ces régimes qui sont, disons les choses, à bout de souffle", a affirmé le chef du patronat à l'issue d'un entretien d'un peu plus d'une heure avec le Premier ministre.

Patrick Martin a souhaité "faire levier de ces travaux (...) pour poser beaucoup plus fondamentalement le sujet du niveau et du financement de notre protection sociale, pas seulement des retraites",

"A partir de là, nous proposerions aux autres partenaires sociaux, puisqu'il semblerait que ces travaux soient prioritairement confiés aux partenaires sociaux (...) que nous nous interrogions, par exemple, sur les régimes de retraite par capitalisation, le transfert d'une partie du coût de la protection sociale vers la fiscalité, la CSG, la TVA sociale", a-t-il ajouté, en admettant avoir "compris" que "l'option de la TVA sociale était exclue à ce stade" par le gouvernement.

Le Premier ministre avait proposé aux forces politiques de rouvrir une discussion, pendant neuf mois, sur la réforme controversée des retraites de 2023, sans la suspendre. Il avait affirmé croire qu'il pouvait y avoir une autre solution pour leur financement que le report de l'âge de 62 à 64 ans, évoquant un système "à points".

Ne pas être "assommés d'impôts"

"Il faut un PLF (projet de loi de finances, ndlr), il faut un PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ndlr) en naviguant entre des écueils qui sont assez rapprochés" pour "apporter au pays de la stabilité, de la visibilité" et autant que possible de la confiance", a plaidé M. Martin. Il s'est dit dans ce cadre "prêt à (...) une discussion sur l'aménagement de la dernière réforme des retraites" moyennant certaines "réserves": "Il ne faut pas que (les entreprises) soient assommés d'impôts" ou de "charges sociales" par ailleurs, "ces travaux ne doivent pas édulcorer le rendement financier de cette réforme", et "il ne faut pas que ça se traduise par un alourdissement du coût du travail" pour les entreprises, a-t-il développé.

9 commentaires

  • 08 janvier 10:52

    Et je n'ose évoquer que les seuls qui bénéficient de la capitalisation sont les fonctionnaires pour partie de leurs retraites. Pour l'autre partie ce sont les régimes privés, donc nous, qui finançons...


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